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 Sida : ce qu'il reste à découvrir.

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narduccio



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MessageSujet: Sida : ce qu'il reste à découvrir.   Sida : ce qu'il reste à découvrir. Icon_minitimeMar 20 Mai 2008 - 1:20

Il y a 25 ans on découvrait le virus du Sida. Voici un article du Monde sur la question :
http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/05/19/sida-ce-qu-il-reste-a-decouvrir_1046854_3244.html?xtor=RSS-3244

Citation :
Le 20 mai 1983, la revue scientifique Science publie l'article de douze chercheurs français identifiant l'agent responsable du sida, le LAV pour "Lymphadenopathy Associated Virus", rebaptisé "virus de l'immunodéficience humaine" (VIH). La découverte laisse espérer la mise au point rapide d'un vaccin. Vingt-cinq ans et 25 millions de morts plus tard, les obstacles scientifiques à ce vaccin sont encore nombreux.

...

"CONTRÔLEURS D'ÉLITE"

"On ne connaît toujours pas les mécanismes permettant de protéger efficacement contre cette infection virale", constate Françoise Barré-Sinoussi, codécouvreur du VIH et responsable de l'unité de régulation des infections rétrovirales à l'Institut Pasteur. La recherche s'était focalisée sur la seconde ligne de défense, l'immunité spécifique, induisant la production d'anticorps. La phase clé semble plus précoce : "Dans les heures qui suivent l'exposition, le VIH altère les signaux de l'immunité innée, la première barrière de défense contre toute infection", poursuit Françoise Barré-Sinoussi.

L'étude des "contrôleurs d'élite" peut, selon Christine Rouzioux, apporter des informations précieuses. Ce sont des personnes infectées qui possèdent des CD8 si efficaces qu'ils maintiennent, sans traitement, une charge virale indétectable. Un atout sans doute dû à un profil génétique particulier.

Lorsque le traitement antirétroviral a rendu le virus indétectable dans le sang, le VIH n'a pas pour autant disparu, même des années après l'infection. Jérôme Estaquier et ses collaborateurs de l'Inserm, du CNRS et de l'Institut Pasteur ont montré, en 2007, que les ganglions lymphatiques de la région intestinale étaient les principaux réservoirs du virus. Reste à trouver un moyen d'aller le déloger.

Si les antirétroviraux peuvent contenir l'infection, sans la guérir, aucune piste vaccinale n'a abouti malgré le milliard de dollars annuel consacré à la recherche, sur le plan mondial. Pourtant, le vaccin reste le seul espoir de lutte contre une épidémie qui ne cesse de progresser, particulièrement dans les pays en développement où l'accès aux antirétroviraux reste minoritaire.
Paul Benkimoun et Olivier Rescanière
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BioHazard

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MessageSujet: Re: Sida : ce qu'il reste à découvrir.   Sida : ce qu'il reste à découvrir. Icon_minitimeMar 20 Mai 2008 - 10:07

Voilà un sujet qu'il est bon !
En effet, hier s'est ouverte à l'Institut Pasteur la conférence internationale "commémorant" le 25ème aniversaire de la découverte du VIH par Montagné et Gallo. Plutôt qu'un anniversaire, c'est l'heure du bilan pour la communauté scientifique et le bilan n'est hélas pas aussi prestigieux qu'on pourrait le penser.

Je vous propose d'ouvrir la foire aux questions et aux réflexions pendant que moi, je file assister au deuxième jour du colloque. Je reste cependant connecté (vive le Wifi) et si vous le voulez je vous servirai d'envoyé spécial.

Bonne journée à tous !
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blondie

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MessageSujet: Re: Sida : ce qu'il reste à découvrir.   Sida : ce qu'il reste à découvrir. Icon_minitimeMar 20 Mai 2008 - 11:26

Bonjour
Narduccio:
« L'étude des "contrôleurs d'élite" peut, selon Christine Rouzioux, apporter des informations précieuses. Ce sont des personnes infectées qui possèdent des CD8 si efficaces qu'ils maintiennent, sans traitement, une charge virale indétectable. Un atout sans doute dû à un profil génétique particulier. »

C’est le cas d’une personne que je connais,qui a vécu des années avec des personnes qui sont décédées du Sida et vivant avec elles sans la moindre précaution…Ses Testes HIV ont toujours était négatif.

Je me demande :
Si malgré « une charge virale indétectable » elle est susceptible de transmettre de virus ?

Puisque des personnes possèdent cette défense naturelle, n’est-elle pas due au fait que les humains ont déjà été confrontés jadis au VIH ???

Blondie



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BioHazard

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MessageSujet: Re: Sida : ce qu'il reste à découvrir.   Sida : ce qu'il reste à découvrir. Icon_minitimeMar 20 Mai 2008 - 13:24

Je vois qu'il y a un petit malentendu sur la définition d'elite controller et je pense qu'il est essentiel pour moi d'apporter une petite correction.

Ma chère Blondie, les elite controllers ne sont pas des personnes n'ayant jamais contracté le virus malgré des expositions répétées à celui-ci, c'est un autre problème et un sujet de discussion infini dans la communauté scientifique à l'heure actuelle.

Les elite controllers sont des patients séropositifs, donc diagnostiqués pour lesquels la charge virale après une longue période reste indétectable. Je m'explique. Ces patients ont contracté le virus (pour une raison ou une autre) mais leur système immunitaire a progressivement "endigué" la réplication du virus. Ces patients ont tous connu le pic de réplication lors de la séroconversion, puis ont été traités plus ou moins longtemps par une combinaison d'antirétroviraux adaptée à leur profil de résistance (le séquençage du génome du virus permet de déterminer si le virus sera sensible ou non à tel ou tel antirétroviral).

Le rôle principal des antirétroviraux est de court-circuiter la réplication du virus et de limiter au maximum la disparition des lymphocytes T CD4, cellules hôtes de prédilection du virus. Une fois infectés, ces lymphocytes sont utilisés par le virus pour se répliquer, une fois le cycle de réplication mené à terme, les lymphocytes meurent pour libérer les tous jeunes virions. Donc en théorie, les antirétroviraux, en bloquant la réplication du virus dans les lymphocytes permet d'éviter la disparition de ces derniers et d'éviter l'immunodéficience (SIDA) qui en découle.

Or, chez les elite controllers, on s'est rendu compte qu'après l'induction du traitement antirétroviral, la charge virale, c'est-à-dire le nombre de copies du virus par millilitre de plasma baissait de façon extraordinaire. Chez certains patients, cette décroissance était même spontanée sans nécessiter de traitement ! Mieux encore, les elite controllers, suivis pour certains depuis plus de 15 ans maintiennent toujours des charges virales indétectables ou presque sans intervention médicamenteuse. Hélas, ces patients sont rares, trop rares et les raisons de leur "résistance" relative au virus (ils sont toujours séropositifs et peuvent toujours transmettre le virus) reste inexpliquée. Récemment, nous nous attendions à ce que ces patients fassent partie des sous-groupes HLA dits de "bon pronostic" (certains sous-groupes HLA semblent prédicteur de la chance de contracter ou non le virus), on appelle ces sous-groupes HLA-B27 et B57 mais trois fois hélas, nous nous trompions.

Nous n'en sommes encore qu'au stades hypothèses, elles ne sont pas nombreuses mais leur investigation nécessitera du temps et des efforts. La physiopathologie, les mécanismes de l'infection, de la réplication et de la survie du virus (les réservoirs) sont encore mal connus, nos informations sont parcellaires malgré 25 ans de recherches. Ce rétrovirus qu'est le VIH ne répond pas aux approchs habituelles et il nous faut mieux appréhender le fonctionnement du système immunitaire lui-même car nous sommes loin de tout savoir aussi sur celui-ci. Dans l'infection à VIH, il est important désormais de mieux considérer les interactions entre effecteurs et mémoires. Les cellules du système immunitaire et en particulier les lymphocytes T se spécialisent en effecteurs (CD4) et mémoires (CD8) et il semble que le virus joue sur la balance entre ces deux types de cellules, mais comment nous ne le savons pas encore.
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